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Lexique

  • Publié : 30 juin 2015

- La blache
Herbacées qui poussent dans les zones humides, foin de regain, de mauvaise qualité qui peut servir à l’alimentation et la litière des chevaux. Elle peut également être utilisée dans la conception de fauteuil…pour remplacer l’osier.

- La loupe
C’est une excroissance produite chez les végétaux sous l’influence de certains parasites (insectes, champignons). Malgré sont aspect parfois très impressionnant, la loupe ne cause aucun dommage à l’arbre. C’est simplement le cambium* qui, devenu subitement fou, s’est mis à produire une prolifération tourbillonnaire de cellules ; des millions de fibres enchevêtrées. A part cela, la loupe ne rend pas l’arbre malade. Elle ne se transmet pas non plus aux arbres voisins. Mieux : chez un tout petit nombre d’espèces – le Chêne, le Noyer, l’Erable – elle peut représenter une vraie petite fortune, car elle dissimule à l’intérieur de son bois un motif original, parfois beau comme une œuvre d’art et qui est extrêmement recherché pour la fabrication de placages de luxe, de meubles, d’échiquiers, de coffrets, etc. Au fil des ans, les loupes grossissent…puis elles vieillissent.

(Extrait de "Petits mystères des grands bois", deuxième semestre 2006. Première Edition. La Hulotte n°88.)

* Cambium : zone génératrice engendrant chaque année le bois et le liber* secondaires des plantes vivaces.

* Liber : tissu végétal assurant par ses tubes criblés la conduction de la sève élaborée, et se trouvant dans la partie profonde des racines, des tiges et de l’écorce des troncs.

- Glissement de terrain
Déplacement de matériaux meubles sur un versant sans bouleversement du relief.

- Les roseaux (phragmites australis
Ils poussent à partir de racines appelées des rhizomes. Ce sont des tiges souterraines vivantes, souvent horizontales, qui émettent chaque année des racines et des tiges aériennes. Ils sont habitués à se développer dans des milieux humides où le niveau d’eau est
variable. Le roseau commun, appelé phragmite a de grandes tiges, à feuilles aiguës, utilisées en vannerie.

- Une mouille
C’est un creux entre les bancs d’alluvions/de cailloux du lit d’une rivière. Les murgiers et les vanets : A la fin de l’hiver, les pierres déposées par les avalanches et encombrant les champs étaient rassemblées sur les murgiers. Ces pierres pouvaient mettre en valeur les terrains. En effet, des terrasses appelées vanets étaient réalisées avec un empierrement pour gagner du terrain pour la culture.

- L’eau façonne le paysage

  • Elle érode (c’est le phénomène d’érosion *) : Physiquement par son énergie et la force qu’elle donne aux matériaux qu’elle transporte, et lors des phénomènes de gel et de dégel. Chimiquement : l’eau, chargée d’éléments qui la rendent acide, peut dissoudre certaines roches.
  • Elle se déplace, et transporte sédiments, sables, galets, terre, roches, limon, selon sa force.
  • Elle construit : En déposant les matériaux qu’elle transporte quand le courant faiblit (sédiments, alluvions), par les concrétions qui se réalisent à partir des substances dissoutes qu’elle contient, quand les conditions physiques changent (particulièrement visible dans les réseaux souterrains).

(Extrait de "Ricochet, Methodologie" – Fondation de France, Réseau Ecole et Nature)

* Erosion : C’est l’ensemble des actions externes (des eaux, des glaciers, des agents atmosphériques, etc.) qui provoquent la dégradation du relief. - Erosion pluviale, éolienne, glaciaire, provoquée par la pluie, le vent, les glaciers.

- L’éboulement
C’est la chute de ce qui s’éboule, s’écroule. Il est souvent dû aux phénomènes d’érosion des roches/sols par l’eau et en particulier au gel suivi du dégel qui décroche les roches.

- La molasse
C’est du grès tendre, à ciment calcaire, se formant généralement dans les dépressions au pied des chaînes de montagne.

-  La stratification* du sol : Comment se forme le sol ?
La formation du sol* dépend de deux processus : la dégradation de la roche mère et l’incorporation de matières organiques. De leur interaction découle la formation des horizons.

La roche-mère* se dégrade sous l’influence de deux processus :

  • Un mécanisme physique : la roche se fragmente suite à une série d’actions physique (par exemple un gel suivi d’un dégel), ce qui forme des cailloux et des graviers.
  • Un mécanisme chimique : la roche est dégradée par des processus chimiques complexes.Suite à ce phénomène, la roche se transforme en terre. La litière* apportée par la végétation est dégradée par les organismes décomposeurs (bactéries, champignons, algues, collemboles, etc.). Ceux-ci transforment les matières organiques en humus et en éléments minéraux. Le sol* est devenu un lieu vivant.

Le sol* s’organise donc en strates appelées horizons en fonction de la profondeur. On distingue 4 horizons principaux lorsque la forêt est constituée et que le sol est évolué.

  • L’horizon 0 : la litière* , c’est la partie visible. Elle est constituée de feuilles d’arbres, de branches, d’excréments et d’animaux morts. La litière* fournit au sol les composés organiques, ce qui enrichit le sol.
  • L’horizon A  : l’humus, il a la même composition que la litière* mais les différents constituants sont dégradés par les organismes décomposeurs (bactéries, champignons, etc.). L’activité biologique est très forte. Cet horizon a une couleur brun foncé, presque noire. C’est en quelque sorte le "compost" de la forêt.
  • L’horizon B : la terre minérale, issue de la dégradation de la roche-mère*. C’est la zone où se dissolvent les substances minérales pour former les sels minéraux. Sa couleur est brun clair.
  • L’horizon C : la roche-mère* c’est la roche initiale, qui n’est pas atteinte par la dégradation physique ou chimique. Elle est siliceuse ou bien calcaire selon les régions. En forêt, on peut l’observer en surface lorsqu’il y a des rochers.

* Stratification : disposition des sédiments ou roches sédimentaires en strates superposées.

* Sol : le sol est la couche superficielle de l’écorce terrestre parcourue par les racines des plantes. Son épaisseur varie de quelques centimètres à plusieurs mètres. Il fournit aux végétaux les éléments nutritifs dont ils ont besoin et le support dans lequel les racines peuvent s’enfoncer.

* Roche-mère : roche à partir de laquelle se développe un sol.

* Litière : couche de débris végétaux recouvrant le sol.

(Extrait de "La Forêt m’a dit", livret théorique, 2002 FRAPNA)

- Le daim

D’où vient le daim ?
Animal d’origine méditerranéenne, le daim a disparu du nord de l’Europe après la dernière grande glaciation. Il y fut réintroduit dès l’époque romaine.
Sa distribution actuelle est le fait de l’homme, toutes les populations provenant de quelques individus qui avaient survécu en Turquie et en Grèce.

Où trouver des daims à l’état sauvage ?
A l’état libre, le daim est une espèce peu représentée en France. La France ne compte qu’une seule population de daims sauvages. Cette population se situe en Alsace plus précisément à Sélestat dans la forêt de l’Ill. Cette population compte environ 400 individus.
Les populations actuelles proviennent de lâchers effectués depuis la fin du siècle dernier : forêt de l’Illwald (Haut-Rhin), Sierck (Moselle), Bavent (Calvados) et Montagne Noire (Tarn).

Le daim, un animal "parqué" !
Le daim est en effet souvent élevé en enclos d’agrément ou de production de venaison (chair de grand gibier) : 2 500 à 2 700 individus vivraient dans une soixantaine de parcs répartis dans trente départements.

D’après l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS)

- Le fil barbelé
L’arbre est gêné par le fil barbelé. Il appuie sur son écorce et empêche son tronc de grossir normalement. Au printemps l’arbre essaie de repousser le fil de toutes ses forces avec son cerne de bois neuf. Mais à cause du fil tendu, il l’avale, ne pouvant le briser. L’arbre envoie alors ses cernes* de bois comme deux coulées de lave, par en haut et par en bas. Chaque petite ride représente une année de travail.

(Extrait de "Petits mystères des grands bois", deuxième semestre 2006. Première Edition. La Hulotte n°88.)

* Cerne : couche concentrique d’un arbre coupé en travers (le nombre des cernes permet de connaître l’âge d’un arbre).

-  Le mondmilch

Le mondmilch (ou "lait de lune") est un concrétionnement gorgé d’eau, provenant de l’altération d’une paroi de cavité ou d’une concrétion et pouvant atteindre 2 à 3 cm d’épaisseur.

Le plus souvent en calcite, il peut également apparaître sous forme d’aragonite ou d’hydromagnésite. Au microscope électronique à balayage, on observe d’innombrables aiguilles formées de très beaux rhomboèdres de calcite parfaitement alignés et emboîtés .

La formation
Le mondmilch est le résultat d’une réaction physico-chimique, sans apport extérieur de calcium, entre le calcaire et la matière organique. Il est dû à une remobilisation de celui contenu sur et dans le support sur lequel il apparaît. La consistance laiteuse est le résultat de l’apport de grandes quantités d’eau pendant la cristallisation.
_ Le rôle de la matière organique
Cette réaction explique pourquoi la matière organique nuit gravement à la conservation des cavités (parois, concrétions, œuvres pariétales...) et, en conséquence, pourquoi il est impératif de ne jamais utiliser de bois dans une grotte.
L’apparition de matière organique sur un support riche en calcium crée un phénomène de "complexation" qui consiste en une remobilisation du calcium déjà présent.
Quelle que soit leur structure d’origine, les nouveaux cristaux formés prennent l’allure de baguettes souvent dénommées lublinites.

Texte inspiré du livre "Fleurs de pierre" de Patrick Cabrol et Alain Mangin - Année 2000 Editions Delachaux et Niestlé et extrait du site des grottes de l’Aguzou.

- le tuf
C’est une roche poreuse légère formée de concrétions calcaires déposées dans les sources ou dans les lacs.

- Les zones humides
Elles ont différents rôles :

  • Assurer une eau de qualité par leurs propriétés de filtration.
  • Garantir notre ressource en eau : En effet, elles emmagasinent une importante quantité d’eau du fait de leur rôle d’éponge, lors des précipitations et des crues. Elles la restituent lors des périodes d’étiage (de basses eaux). Lutter contre les inondations : les zones humides par leur propriété d’"éponge" permettent de diminuer les conséquences des crues.
  • Permettre également de conserver le bon fonctionnement des rivières en laissant à ces dernières un espace de liberté vers lequel déborder, déposer et reprendre des matériaux…
  • Maintenir la biodiversité car elles sont des zones propices à son développement. En effet, la survie des oiseaux d’eau, des crapauds, des grenouilles et tritons, des mammifères comme la loutre et le castor, du brochet ou encore des libellules, et d’une remarquable diversité de plantes spécifiques, dépendent de leur présence et de leur bon état.

( Extrait de "Préservons le zones humides", FRAPNA)

- Plantes invasives

  • Par définition, sont considérées comme plantes exotiques invasives, toutes espèces qui par leurs proliférations dans des milieux naturels ou semi-naturels, y produisent des changements significatifs de composition, de structure et/ou de fonctionnement des écosystèmes (Cronk & Fuller, 1996).
  • Les plantes exotiques invasives, par leurs incroyables capacités de développement et de colonisation, sont souvent à l’origine de l’altération de milieux à forts enjeux écologiques, comme les milieux aquatiques, en participant à l’érosion de la biodiversité et/ou en causant des problèmes d’ordre sanitaire.

Le buddléia, plante invasive


  • Espèce de la famille des Buddléiacées, le buddleia de David ou arbre aux papillons peut atteindre trois mètres de hauteur. Il est caractérisé par ses panicules denses et pointues composées de nombreuses petites fleurs couleur lilas.
  • Le buddleia peut produire jusqu’à trois millions de graines, qui ont la capacité de subsister dans le sol plusieurs années. De plus, ces graines peuvent être facilement transportées par le vent ou par la faune sur de longues distances.
  • Par sa croissance rapide et sa capacité à coloniser des milieux ouverts et remaniés, le buddleia peut aisément former de denses peuplements monospécifiques limitant ainsi la présence d’autres espèces, notamment indigènes au milieu colonisé.
  • Il colonise très facilement les friches, les talus des voies de communication, les bâtiments en ruine, les berges des rivières et les plages de graviers.

Quelques invasives de notre territoire

  • Ambroisie à feuille d’armoise (Ambroisia artemisiifolia) :
    Espèce appartenant à la famille des Astéracées pouvant atteindre deux mètres de hauteur. Son inflorescence dressée au sommet de la plante est constituée de nombreuses fleurs vert pâle, formant un épi terminal. Sa période de floraison est comprise entre le mois d’août et de septembre.
    L’ambroisie est un allergène qui touche environ 12% de la population de Rhône-Alpes. Le pollen, disséminé par le vent, possède un haut pouvoir allergisant s’exprimant sous forme de gênes respiratoires.
    L’ambroisie pousse spontanément dans les milieux ouverts, comme les talus routiers, les terrains remaniés ou les lits de rivières en période d’étiage estival.
  • Balsamine de l’Himalaya (Impatiens glandulifera) :
    Espèce de la famille des Balsaminacées, la balsamine de l’Himalaya peut atteindre trois mètres de hauteur. Elle fleurit de juillet à octobre et se distingue par ses grandes fleurs pourpres.
    La balsamine peut produire jusqu’à 800 graines qui sont projetées à plusieurs mètres lorsque le fruit arrive à maturité. Mais l’espèce est surtout disséminée par le flot des cours d’eau qu’elle borde. L’extension des peuplements de balsamines conduit à une baisse de la biodiversité des zones colonisées.
    Les milieux qu’elle apprécie sont surtout les berges et les alluvions des cours d’eau, mais également les zones humides.
  • La Berce du Caucase (Heracleum mantegazianum) :
    Espèce appartenant à la famille des Apiacées, la berce du Caucase peut atteindre quatre mètres de hauteur, avec une tige de plus de dix centimètres de diamètre et une ombelle terminale de 1,5 mètre de diamètre.
    La berce du Caucase est une espèce très compétitive, qui par sa croissance rapide et sa grande taille, nuit au développement de nombreuses espèces indigènes. De plus, la berce produit de la furocumarine, une toxine phototoxique (qui réagit si l’on l’expose à la lumière), pouvant causer des inflammations et des brulures graves de la peau.
    Pour se développer, la berce du Caucase nécessite un sol ou un climat suffisamment humide. Ainsi il n’est pas rare de trouver cette espèce le long des cours d’eau, sur les talus le long des routes, dans les prairies humides ou à proximité des lisières forestières.
  • Renouée du Japon (Fallopia japonica)
    Espèce de la famille des Polygonacées, la renouée du Japon et la renouée de Sakhaline se distinguent par leurs larges feuilles ovales (20 cm pour la renouée du Japon, 40cm pour la Sakhaline). Les deux espèces possèdent un réseau souterrain très développé, composée de rhizomes pouvant atteindre vingt mètres de long. Des bourgeons peuvent apparaître sur ces rhizomes et donner naissance à de nouvelles tiges. Il existe des caractéristiques permettant de distinguer les deux espèces, la renouée de Sakhaline possède sur la partie inférieure de ses feuilles basales des poils allongés sur ces nervures, alors que pour la renouée du Japon, les feuilles basales sont dépourvues de poils sur la face inférieure. Il existe également une espèce hybride intermédiaire aux deux autres, appelée renouée de Bohème (Fallopia bohemica) qui possède de petits poils (inférieurs à deux millimètres) sur les nervures de la partie inférieure de ces feuilles.
    Les peuplements monospécifiques de renouées ont un impact négatif sur la biodiversité. Leur expansion au sein des ripisylves peut engendrer la perte de nombreuses espèces, souvent à forte valeur patrimoniale. De plus, en s’installant à la place des ligneux sur les rives des cours d’eau, les renouées peuvent entraîner la déstabilisation des berges lors de phénomènes d’érosion (sapements et glissements des berges). _Les renouées apprécient particulièrement les habitats humides et riches en nutriments, comme les rives des cours d’eau et les plaines alluviales, mais également les milieux remaniés ou dégradés comme les talus des voies de communication, les friches urbaines et rurales.
  • Solidage géant (Solidago gigantea), Solidage du Canada(Solidago canadensis)
    Espèce de la famille des Astéracées, le solidage peut atteindre la hauteur d’un mètre. Le solidage géant est reconnaissable à sa longue tige dépourvue de poils alors que le solidage du Canada possède une tige velue.
    Le solidage peut produire une très importante quantité de graines (jusqu’à 19 000), qui sont munies d’une touffe de poils permettant une dissémination aisée par le vent.
    Une fois établi, le solidage colonise l’espace à partir de son réseau de rhizomes souterrains. Ainsi il peut rapidement se former de denses massifs circulaires de plusieurs mètres carrés. Ces peuplements monospécifiques empêchent ou retardent le développement de la végétation indigène.
    Le solidage colonise principalement les milieux humides comme les berges des cours d’eau mais également les remblais, les talus des voies de communication et les friches agricoles.

Source Frapna 74 :“Protocole d’inventaire et de suivi de la colonisation par les plantes invasives en Haute Savoie”, protocole rédigé par Marie Hébert chargée de mission eau et Alexandre Prina stagiaire Master.

- Un radier
C’est le contraire d’une mouille. Les radiers sont les bancs d’alluvions du lit de la rivière.