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Propositions complémentaires

Pour un développement durable dans nos communes

  • Publié : 3 mars 2020

L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

Pour maintenir la biodiversité et les milieux naturels

- Eviter la fragmentation et la destruction des milieux naturels en adoptant une urbanisation bien pensée : préserver des corridors écologiques pour faciliter le passage des animaux (ex : installer des passages spécifiques pour la faune, des panneaux de signalisation sur les sites d’écrasement routier, créer des passages pour la faune à travers les clôtures),

- Favoriser la biodiversité dans les espaces publics et privés : végétaux mellifères, variés et locaux, mares, murs de pierres sèches, tas de bois morts, installation de nichoirs, limitation de la pollution lumineuse, gestion différenciée, faire évoluer les gazons en prairies de fleurs sauvages, …,

- Laisser un maximum d’espaces naturels en libre évolution sans aucune gestion (Exemple des refuges ASPAS - Association Pour la Protection des Animaux Sauvages),

- Dans les bois, interdire les pratiques de gestion forestière dégradant fortement les écosystèmes (coupes rases, récolte des menus bois et du feuillage, plantation en plein monospécifique, utilisation de pesticides), créer des « espaces boisés classés » (forêts arbres, haies, existants ou à créer), couper le moins possible les arbres existants en ville,

- Réaliser des inventaires naturalistes dans les communes (sur le modèle des atlas de la biodiversité communale) pour que les élus et le public connaissent la richesse de leur territoire afin de mieux protéger, mais aussi pour suivre des marqueurs de biodiversité.

En d’autres termes, préserver et développer les trames vertes (couvert végétal), bleues (cycle de l’eau), brunes (sol) et noires (éclairage) pour redonner sa place au vivant sur le territoire.

Pour la qualité de notre environnement

Diminuer l’impact de la voiture individuelle

- Renforcer l’offre, l’accès et l’attractivité des transports en commun sans oublier les territoires ruraux,

- Mettre en place une vraie politique de covoiturage et cela en liaison avec les usines et entreprises. Faciliter l’autopartage et l’autostop organisé (signalisation des arrêts et des véhicules),

- Développer massivement les voies vertes pour encourager les déplacements doux : marche à pieds, vélos en lien avec toutes les communes en concevant des plans intercommunaux pour éviter les ruptures,

- Imaginer tout ce qui peut diminuer l’usage de la voiture : par exemple organiser des accompagnements à pied pour les enfants qui vont à l’école.

Mener une politique de sobriété et d’efficacité énergétique :

- Favoriser les habitats alternatifs (définir des terrains spécifiques d’implantation) et écologiques, développer les habitats participatifs,

- Utiliser une énergie renouvelable et locale pour les bâtiments, véhicules communaux et l’éclairage public,

- Réduire au maximum les consommations d’énergie
Au niveau communal : où ils ne sont pas nécessaires, éteindre les éclairages publics la nuit sur une période aussi longue possible, limiter l’intensité au besoin ou installer un éclairage dynamique, faire respecter la législation en s’assurant que les enseignes commerciales et les bureaux éteignent leur éclairage la nuit,
Au niveau citoyen : soutenir les rénovations à haute efficacité énergétique, créer un guichet unique des aides pour faciliter la rénovation et participer au financement des travaux,

- Développer une stratégie pour la production et la consommation d’énergie renouvelable (ex : inscrire au PLU l’orientation des toitures pour les nouvelles constructions afin de favoriser le photovoltaïque, créer des postes de conseillers en énergie partagée),

- Contribuer à la fin des projets et infrastructures qui augmentent les émissions de gaz à effet de serre et font reculer la biodiversité.

Limiter les déchets :

- Soutenir les ressourceries et Repair cafés (subvention de fonctionnement, mise à disposition de locaux et de foncier), mettre en place des structures de réemploi dans les déchetteries,

- Mettre à disposition des composteurs, lombriomposteurs et broyeurs, organiser une collecte séparée des déchets organiques,

- Soutenir le développement de la consigne pour le réemploi des bouteilles et emballages,

- Faciliter l’accès à l’eau potable en créant des points d’eau afin d’inciter les gens à se servir de gourdes plutôt que de bouteilles en plastique,

- Supprimer le plastique à usage unique dans l’administration (ex : écocups), le limiter dans l’évènementiel ou le touristique,

- S’attaquer au gaspillage alimentaire dans les cantines,

Et faciliter leur traitement :

- Lutter contre les dépôts sauvages et valoriser les bons comportements,

- Evoquer le passage à la tarification incitative à la réduction et au tri des déchets en associant les citoyens dès la réflexion du projet.

Au niveau des pesticides :

Faire respecter la loi (Art. L. 253-1 du code rural et de la pêche maritime) :

- Mettre en œuvre des moyens appropriés pour éviter l’entraînement des produits hors de la parcelle ou de la zone traitée,

- Informer la population des zones de pulvérisation et de poudrage (par exemple en mettant des panneaux provisoires) afin que le délai de rentrée puisse être respecté (interdiction de rentrer dans les champs durant 6h à 48h après le traitement selon la dangerosité des produits),

Mais aussi,

- Demander au gouvernement et à l’Assemblée nationale d’accélérer les mesures d’accompagnement des agriculteurs et agricultrices dans la mutation de leur modèle de production agricole. Cela, afin de permettre à la fois une juste rémunération de leur travail et une sortie rapide et effective des pesticides de synthèse,

- Passer au « zéro phyto total » en n’utilisant plus de pesticides dans les cimetières, ni les terrains de sport. Près de 100 villes en France l’ont déjà fait, notamment Grenoble depuis 2007 !

Pour la disponibilité des ressources

Préserver l’eau :
 :

- Instaurer une tarification écologique de l’eau,

- Mettre en place des dispositifs de récupération de l’eau de pluie sur les bâtiments et services de la collectivité pour l’arrosage public, les toilettes, …,

- Favoriser les toilettes publiques sèches.

Préserver les terres :

- Eviter ou restreindre l’installation ou l’extension de zones commerciales et logistiques,

- Inciter la rénovation du bâti existant plutôt que les constructions neuves,

- Densifier les centres villes plutôt que l’étalement péri-urbain,

- Lutter contre l’imperméabilisation des sols, désimperméabiliser les sols et créer de nouveaux espaces verts (rues vertes désasphaltées, toits végétaux…),

Et les valoriser  en encourageant les circuits courts qui proposent des produits frais et de qualité :

- Proposer une alimentation biologique, locale et équitable dans la restauration collective,

- Accompagner l’installation de nouveaux agriculteurs dans une logique paysanne (réhabilitation des terres en friche, mise à disposition des terrains communaux via des baux ruraux environnementaux, création de fermes communales ou intercommunales, installation de jardins et vergers partagés),

- Appuyer la structuration des filières paysannes, bio et locales, rémunératrices pour les agriculteurs (soutenir des projets de filières pour le stockage, la transformation et la logistique ; accompagner la création d’associations ou de coopératives de consommateurs (AMAP…), de magasins de producteurs, de marchés réguliers de produits locaux tout en améliorant la lisibilité des critères environnementaux notamment sur les marchés).

LA PARTICIPATION CITOYENNE

Pour s’impliquer, il faut être informé et sollicité.

Pour sensibiliser les citoyens et notamment des jeunes :

- Consacrer une place à la connaissance et à la défense de la nature dans le bulletin municipal, ou plus largement au développement durable,

- Organiser des sorties natures encadrées par des spécialistes pour tous les citoyens et notamment les écoles et les centres de loisirs,

- Renforcer la communication (sur le tri des déchets par exemple),

- Organiser des actions lors des journées nationales (biodiversité, eau…),

- Créer des expérimentations pour impliquer les citoyens (par exemple : associer les habitants volontaires dans une démarche de végétalisation et de gestion durable de l’espace public).

Pour une démocratie participative :

- En amont des projets d’aménagement, mettre en place des réunions sur la gestion de l’eau, … en lien avec les associations locales,

- Intégrer les acteurs locaux pour impulser et financer une démarche collective de prévention, réemploi, valorisation des déchets,

- Créer une commission extra-municipale du temps long pour représenter les intérêts de la nature et des générations futures, et s’assurer de l’adéquation des grands projets des communes et de leur groupement avec les enjeux écologiques, sociaux, climatiques de moyen et long terme,

- Mettre en place un budget participatif pour le développement durable (réserver une partie du budget d’investissement de la commune aux projets de citoyens ou collectif visant l’amélioration de la qualité de vie en lien avec le développement durable. La sélection finale serait soumise au vote des citoyens),

- Créer une démarche d’interpellation, par exemple via pétition, qui enclenche une votation citoyenne en cas de non mise en œuvre de l’objet de la pétition directement par le conseil municipal,

- Créer des conseils citoyens indépendants sur le thème du développement durable.

Plusieurs agences et associations environnementales peuvent vous accompagner vers un développement plus durable. L’association Cyclamen se tient à votre disposition pour vous aider localement

Documents joints

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