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Réforme territoriale : notre point de vue

  • Publié : 18 février 2015
  • Mis à jour : 16 juin 2015

Dans le cadre de l’élaboration du schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI), des regroupements de communautés de communes sont en discussion sur notre territoire. Cyclamen s’invite dans ce débat.

Cyclamen et la réforme territoriale

- Depuis quelques mois, Cyclamen observe avec attention les grands changements qui se préparent dans l’organisation de son territoire.
Ainsi nous avons consacré une partie de notre assemblée générale à un débat sur le transfert de l’urbanisme des communes du Pays d’Alby à la Communauté de Communes du Pays d’Alby (CCPA ) via un Plan Local d’Urbanisme intercommunal (PLUi). Mais aujourd’hui, c’est à une plus grande échelle que se pose le devenir du Pays d’Alby.

- En effet, la réforme territoriale en cours impose des regroupements de communautés de communes, afin que celles ci comptent au moins 20 000 habitants.
Pour faire simple, il s’agit pour la CCPA, de choisir entre la constitution d’une collectivité Albanais-Bauges (regroupant les anciens cantons de Rumilly et d’Alby voire ceux du Châtelard et d’Albens, c’est à dire un ensemble dont le bassin versant du Chéran constitue l’épine dorsale) ou l’intégration dans la Communauté de Communes de l’Agglomération Annécienne (C2A).

Pour le Pays d’Alby, la presse (Hebdo des Savoie et Essor du 5 février) s’est faite l’écho du débat qui a lieu chez les élus.

Notre point de vue

- Sur la forme, où ont les citoyens ?

Cyclamen, association citoyenne, a toujours été favorable à une participation effective de la population aux dispositions qui la concernent. Il nous semble inconcevable qu’une décision qui bouleverse l’organisation de notre territoire soit prise par le Préfet et/ou par quelques « grands élus » dans le cadre de la Commission Départementale de Coopération Intercommunale (CDCI), sans aucune concertation des habitants alors que cette décision les engage pour des dizaines d’années et détermine la manière dont nous voulons vivre ensemble en lien avec les territoires voisins.

- Sur le fond, quelle cohérence ?

Cyclamen est totalement défavorable à une absorption du pays d’Alby par la C2A.
  • D’une part, l’intégration dans une « grosse agglo », préconisée bien sûr par ceux qui se retrouveraient à la tête de celle-ci, serait un exemple supplémentaire de ce centralisme, catastrophique en termes d’urbanisme, de gouvernance et de protection de l’environnement, qui s’applique partout en France.
  • D’autre part, cette fusion nous priverait de toute décision indépendante : quel poids auront les élus de la CCPA et ses habitants noyés dans l’agglo annécienne ? Cette fusion constituerait une rupture avec tout le travail territorial accompli depuis des dizaines d’années : lycée de l’Albanais, contrat de rivière Chéran, Syndicat Intercommunal de TraitementI des Ordures ménagères de l’Albanais (SITOA), Syndicat Intercommunal pour la Gestion de l’Albanais (SIGAL) qui a su élaborer à l’échelle de l’Albanais un Schéma de Cohérence Territorial (SCOT) et un Contrat de Développement Rhône Alpes (CDDRA),
Cyclamen est favorable à un regroupement Bauges/Albanais.

- Pour Cyclamen, la solution qui préconise le maintien d’un territoire d’équilibre au sein d’un ensemble multipolaire est une évidence. Personne n’a envie d’habiter une grosse agglomération s’étendant d’Annecy à Chambéry !
- Il y a quelques années Cyclamen a modifié ses statuts pour élargir son territoire d’action, en ajoutant au canton d’Alby, les cantons de Rumilly et du Châtelard. Cette modification s’était faite naturellement au vu de l’adhésion à un même projet de personnes qui se connaissaient et travaillaient autour de problématiques communes. Pour une association dont le nom complet est « Cyclamen-Chéran-Bauges-Environnement », l’association de l’Albanais et des Bauges constitue un choix cohérent préservant l’identité historique et géographique d’un territoire où la nature, l’agriculture et le paysage doivent conserver toute leur place.

Le collectif des président(e)s de Cyclamen