Association Cyclamen

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ELECTIONS MUNICIPALES

  • Publié : 4 mars 2026
  • Mis à jour : 21 mars 2026

Depuis 30 ans l’association Cyclamen a comme but la protection des sites, de la faune, de la flore et de la biodiversité sur un territoire qui s’étend de Rumilly au cœur des Bauges, un territoire entre ville et ruralité au fil du Chéran.
Elle veut affirmer sa place dans le paysage et faire entendre ses valeurs qu’elle considère comme des valeurs universelles.

La biodiversité est le tissu vivant de notre planète. Elle recouvre l’ensemble des milieux naturels et des formes de vie (plantes, animaux, champignons, bactéries, virus...). Nous autres humains appartenons à une espèce qui constitue l’un des fils de ce tissu. Nous sommes vivants parmi les vivants.

C’est maintenant un fait acquis (mais peut-être pas encore pour tout le monde) que notre planète Terre est un espace fini et qu’une croissance infinie n’est plus envisageable.

L’eau, que nous buvons et utilisons

La disponibilité de la ressource en eau potable devient problématique du fait du changement climatique et, sur l’Albanais, par la problématique de la pollution aux PFAS. D’autre part, la loi oblige les Collectivités à moins prélever sur certaines ressources afin de conserver des débits minimum dans les cours d’eau afin de préserver la biodiversité. L’interconnexion aux grands lacs, pratiquement seule solution pour alimenter notre bassin de vie semble être une solution fragile et vulnérable qui aura rapidement ses limites.
La ressource en eau doit être partagée et protégée. Les sources déjà polluées par les polluants éternels doivent être traitées, aux frais du ou des pollueurs.

La terre qui nous nourrit
Les terres agricoles sont à protéger de l’urbanisation en encourageant l’installation de nouveaux agriculteurs, maraîchers, afin de favoriser les circuits courts qui proposent des produits frais et de qualité. Ces circuits courts ont aussi l’avantage de renforcer les liens entre producteurs et consommateurs. La diversification des cultures vers l’alimentation, hors fromage, doit être inscrite dans les PLUI (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal) à travers les PAT (Projets Alimentaires Territoriaux) et tendre vers les 10% minimum, question de survie quand on sait que l’autonomie alimentaire du Grand Annecy est inférieure à 1%.
Nous devons proscrire l’usage des pesticides et de tous les produits phytosanitaires dangereux. Tous, en plus des pollutions générées, ont des répercussions sur notre santé et celle de tous les êtres vivants.

Sur l’Albanais, les études en cours qui permettront de déterminer précisément les périmètres pollués et leurs impacts sur la santé humaine, les cultures et l’élevage, doivent être poursuivies afin que les habitants concernés sachent quelles mesures de précaution prendre.

L’air que nous respirons

L’excès d’urbanisation génère une augmentation importante de nouveaux résidents et donc de flux de véhicules. Développer la mobilité « douce » en favorisant transports en communs, partage de véhicules, co-voiturage, création de voie verte pour les cyclistes, végétalisation des zones urbaines, permettraient d’améliorer la qualité de l’air.

Notre territoire apparaît comme dynamique et riche, mais il est confronté en fait à de graves enjeux environnementaux, sociaux et économiques. La poursuite d’une fuite en avant pour assurer un illusoire « développement » n’est pas la solution : la croissance quantitative doit faire place à une croissance qualitative.
Construire et aménager seulement ce que peut supporter le milieu naturel (qualité et quantité de la ressource en eau, biodiversité ...) doit être l’objectif durable et prioritaire et ne pas passer après ceux du développement économique.

Ces élections municipales sont des élections locales au plus près des citoyens, au plus près d’un territoire partagé.
Ces citoyens, comme tout un chacun, sont aujourd’hui confrontés à une masse d’informations toutes plus alarmistes les unes que les autres, mais néanmoins nous assistons chez certains à une prise de conscience collective et à un réveil vert.
Que les futurs élus soient conscients de ces enjeux sociétaux et qu’ils prennent appui sur les citoyens motivés, mobilisés et développent au sein de leur commune des dynamiques participatives : collectifs d’habitants, conseils de quartier, toutes instances où une démocratie participative peut s’exercer.
Et bien sûr que des projets en lien avec la jeunesse soient mis en œuvre. Ce sont eux les citoyens de demain et leur avenir est en jeu.